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jeudi, janvier 13 2011

Quand le besoin d'un gestionnaire de bugs (bug tracker) se fait ressentir

Je commence à avoir un certain nombre de projets à gérer, pour le développement j'ai configuré un ordinateur "de récupération" avec une debian. Cela me permet de ne pas me être constamment sur mes projets. Lorsque mon serveur est éteint je ne travaille pas, du moins pas sur le développement.

Avec la recrudescence de projets, j'ai besoin de gérer les bugs qui surviennent sur mes projets. Pour l'instant le suivi des bugs est géré de manière archaïque, par e-mail, avec des notes que je prends sur des feuilles par ci par là. Pour structurer tout ça et permettre un meilleur suivi j'ai pris la décision de mettre en place un système de gestion de bugs.

Les critères de choix sont très simples, je vais mettre en place ce bug tracker sur mon espace d'hébergement à l'extérieur de mon réseau afin de ne pas avoir à gérer la disponibilité de celui-ci. En effet cela serait dommage d'avoir un bug tracker qui ne serait pas disponnible. Il faut donc que ce système puisse être installé sur un serveur mutualisé "standard" (PHP, Mysql). Il devra être le plus simple possible, l'accès sera géré par mot de passe, il n'y aura qu'un seul compte par client. Chaque client aura accès au suivi des projet qui lui sont propre. Il devra être en français, la majorité de mes projets sont réalisés pour des clients francophones. Il ne devra pas nécessiter pour le client d'installation supplémentaire que le navigateur Web.

À partir de ces critères j'ai fait une sélection de projets, naturellement tous open source, que je vais tester. Je ne vais pas pouvoir tous les tester faute de temps, mais j'en testerais un maximum.
Voici donc une liste de 4 systèmes de gestion de bugs :

  • etraxis : Dispose d'une interface Web, l'interface est entièrement personnalisable. Celui-ci me semble un bon candidat.
  • Bugzilla : Bug tracker utilisé par mozilla. Il est aussi utilisé par Open Office, RedHat, la NASA, Facebook et plein d'autres.
  • Mantis : C'est certainement un des plus connus, il est utilisé par beaucoup d'entreprises. La gestion des bug est très structurée (Projets > Sous-projets > Catégories > Bugs).
  • The Bug Genie : Il réponds lui aussi à tous les critères, il peut être intégré à Subversion.


Celui-ci ne rentre pas dans mes critères mais cela semble être un bon projet donc je me permet de le citer.

  • WebIssue : Celui-ci dispose d'une interface à installer sur le poste du client. Il permet aussi de gérer les projets. Il a l'air bien mais le fait d'installer une application pour accéder au suivi des bugs ne permet pas aux clients d'y accéder rapidement. Je préfère que l'accès se fasse directement dans le navigateur Web.


Il existe bien d'autres projets de bug tracker mais ceux-ci ne répondent pas à mes attentes où je ne les connais pas. Je pense tester Mantis en premier à cause de sa notoriété. SI vous en connaissez d'autres n'hésitez pas à commenter ce billet. Surtout s'il sont plus simples du point de vue de leurs fonctionnalités.

mercredi, janvier 5 2011

Liste de 5 logiciels permettant de renomer des fichiers en masse

Quand il est nécessaire de renommer un seul fichier c'est plutôt simple. Mais lorsque l'on a besoin de renommer des fichiers en masse cela devient plus compliqué. Par exemple si vous avez des fichiers mp3 qui ont été récupérés à l'aide de photorec, ces fichier ont un nom qui n'est pas très explicite. Par contre ils conservent les tags ID3 qui peuvent nous permettre de les renommer.

Voici donc une liste de logiciels qui peuvent vous aider à renommer des fichiers :

  • Métamorphose.
  • Phatch : celui-ci est exclusivement réservé aux photos, il permet en plus de les redimensionner.
  • PyRenamer : celui-ci gère les métadonnées des photos et de la musique.
  • Jhead : exclusivement réservé aux photos, il est présent dans les dépôts Debian, une courte description en français.
  • RenRot : lui aussi est présent dans les dépôts, il peut servir à renommer et à tourner les photos.


PS : Bonne année à tous étant donné que c'est mon premier billet de 2011.

samedi, août 21 2010

Pongo : Créer des screencast simplement grâce à python

Un billet court pour faire connaître une petite application qui peut être très utile pour créer des screencast. L'application est nommée Pongo, elle est disponnible sur lunchpad. Elle est développée pour ubuntu mais étant donné qu'elle est développée en python cela ne doit pas poser de problèmes sur une autre distribution.

Avec cette application on peut (pour l'instant) :

  • Capturer le son et la video de la webcam, enregistrer ce qui se passe à l'écran et générer un fichier ogg qui place l'image de la webcam dans celle du bureau.
  • Déplacer la position de l'image de la webcam
  • ...


D'autres fonctionnalités sont prévues.

Site officiel.
Source : Added Bytes

samedi, juillet 3 2010

Firefox : supprimmer un mot ajouté par erreur au dictionnaire

Lorsque l'on utilise le dictionnaire de firefox, il peut arriver que l'on ajoute un mot au dictionnaire (Myspell) par erreur. En effet la fonction "Ajouter au dictionnaire" est juste en dessous des propositions de mots et il n'y a aucune confirmation pour cet ajout.
De plus il n'existe aucun outil dans firefox pour retirer les mots du dictionnaire. À part peut-être une extension mais je n'ai pas cherché, je n'ai pas jugé nécessaire d'ajouter une extension pour si peu.
Les mots que vous ajoutez au dictionnaire se trouvent dans un fichier nommé persdict.dat qui se trouve à la racine du dossier de votre profil firefox.
Sous linux ce dossier se trouve dans ~/.mozilla/firefox/<un identifiant>.default si vous n'avez pas changé le nom du profil firefox. Sous windows ce dossier se trouve certainement dans Application Data\... La fin du chemin est la même.
Vous devez ensuite ouvrir le fichier en question (persdict.dat) avec un éditeur de texte qui lit les fichiers utf8. Chaque mot ajouté est sur une nouvelle ligne, il suffit de supprimer la ligne correspondante au mot que vous voulez supprimer et d'enregistrer le fichier. Il faut que firefox soit fermé sinon le mot est ajouté de nouveau au fichier.

lundi, mai 11 2009

OpenProj pour la création de planning

OpenProj est un gestionnaire de projet libre, tout comme GanttProject. OpenProj est très complet par rapport à GanttProject, d'après ce que j'ai pu lire il peut rivaliser avec Microsoft Project à part pour quelques fonctionnalités. Il est sous licence CPAL, fait partie de la suite bureautique StarOffice en version 8.
Serena, l'éditeur du logiciel, propose aussi une version hébergée du logiciel (SaaS).

Création de planning avec OpenProj

Les capacités d'exportation de GanttProjet étant relativement limités, du moins pas pratiques du tout.J'ai décidé de tester OpenProj pour la création de planning.
Vue d'un projet - interface d'OpenProj
Comme la plupart des logiciel de gestion de projets, il faut définir les ressources utilisés. Une fois les ressources renseignés dans le tableau des ressources, on peut ensuite créer le planning en ajoutant les tâches dans le tableau du diagramme de Gantt.
Pour obtenir un rendu cohérent pour la création d'un planning, il faut cacher certaines colonnes. J'ai créé un petit exemple du résultat auquel on peut arriver :
Diagramme de Gantt exemple - OpenProj
Malheureusement l'exportation en pdf n'est disponible que dans la version hébergée. Cette limitation peut être facilement contournée si l'on dispose d'une imprimante PDF.
Pour installer une imprimante PDF sur debian il suffit d'installer le paquet cups-pdf. Les fichiers apparaissent ensuite dans le sous dossier PDF du dossier personnel de l'uilisateur.

OpenProj est facilement utilisable pour la création de planning. La modification de ceux-ci est très rapide en cas de retards par exemple.

jeudi, mai 7 2009

Reaction à l'interview de François Elie - l'économie du logiciel libre

Contrairement à des bloggeurs du planet je suis plutôt d'accord avec les propos de F. Elie, non pas ceux qu'il tient à propos des association d'utilisateurs de logiciels libres. Mais sur le fait qu'il faut trouver des solutions, pour faire entrer les développeurs bénévoles dans l'économie du logiciel, et qu'il faut "forcer" les entreprises, qui vendent du logiciel libre, à rendre leurs contributions à la communauté.

Dénigrer le travail des GUL c'est nul

Je ne comprends pas pourquoi Mr Elie a un tel regard sur les associations à but non lucratif qui font la promotion du logiciel libre et même plus, comme Philippe l'indique dans un commentaire.
Ces association sont bien plus à même d'accompagner les utilisateurs dans l'adoption des LL, dans le passage à un système GNU/Linux. J'ai beau installer linux sur les ordinateurs de mes proches et les conseiller, je ne peux pas à moi tout seul rassembler les connaissances des membres d'une association, ni même réussir à les accompagner dans l'utilisation de tel ou tel logiciel. Sur ce point les associations sont indispensables et vont le rester, à mon avis, très longtemps.
Le statut d'association permet d'avoir plus de crédibilité auprès des décideurs, de bénéficier de soutiens pour l'organisation de rencontres telles que les RMLL. Un utilisateur isolé, même en y mettant tout son pouvoir de conviction n'arrivera jamais au résultat des associations.
Il serait même très intéressant et très bénéfique pour les utilisateurs que des GUL s'occupent de la formation des utilisateurs dans une entreprise. Je ne sais pas si cela a déjà été mis en œuvre ?

Ne pas partager son code issu de logiciels libres, c'est inutile

Comme le souligne François Elie dans son interview, il existe un grand nombre d'entreprise qui ne reversent pas à la communauté les développements réalisés à partir de logiciels libres. Cela est certainement dû à plusieurs facteurs. J'en citerais deux :

  • Une entreprise qui paie pour le développement d'une fonctionnalité ne va pas la reverser car elle n'a pas compris l'intérêt qu'elle a à redistribuer le code. Elle se situe plus dans une réflexion du type : "Je ne paierai pas pour les autres !"
  • Une entreprise qui vends des fonctionnalités qu'elle a développé voudra conserver de futurs clients potentiels qui sont prêts à payer pour cette fonctionnalité. Elle non plus n'a pas compris l'intérêt qu'elle aurait à redistribuer son code.

Dans les deux cas la licence n'est pas respectée (à part pour des licences de type BSD), au même titre que des licences pour un poste sont utilisées sur plusieurs postes d'une entreprise.
La première ne pourra bénéficier d'améliorations apportées par la communauté. La deuxième sera aussi isolée que la première et ne cherchera pas forcément à développer plus de fonctionnalités.


Le mot de la fin

Il faut en tout cas trouver des modèles économiques qui permettront de faire profiter tout les développeurs du "fruit" de leur travail. Les mentalités doivent évoluer en entreprise, la vraie valeur ajoutée ne doit pas porter que sur du logiciel ! Enfin sous réserve de trouver les méthodes juridiques adéquat, les GUL pourraient former les utilisateurs en entreprise, cela serait beaucoup plus convivial que des formateurs "froids".